Des envies folles de tout plaquer ...

Publié le par Sigma_me

Pauvre blog il reste bien silencieux en ce moment par manque cruel de temps à lui accorder et un gros manque d'inspiration également ! Mais aujourd'hui je me dis que je vais aussi un peu l'utiliser comme un exutoire car j'en ai vraiment besoin.

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On passe tous par des phases où le ras-le-bol commence à envahir le quotidien et où une soudaine envie de tourner la page sur tout ou partie de sa vie prend le dessus. Depuis quelques jours c'est cet état d'esprit qui m'a envahit et contre lequel je me bataille. 

Le "burn-out" ...

Nouvelle expression qui devient à la mode et qui je pense se généralise avec une bonne partie de la population dite de la "génération Y". Cet épuisement professionnel se compose de déceptions cumulées au fil des mois / années et comme dans un coin de son esprit on se dit avec optimisme que l'herbe est forcément plus verte ailleurs on fini par atteindre le point de rupture.

En cherchant quelques informations sur le sujet je suis tombée dans les premiers liens Google sur cette présentation du burnout et je l'ai trouvé pertinente alors je voulais la partager : 

http://www.santepsy.ulaval.ca/sgc/pid/323 

Voila un extrait de cet article : 

Le syndrome de l'épuisement professionnel s'installe graduellement. Il se développe en quatre étapes qui sont franchies plus ou moins rapidement selon la tolérance de la personne au stress.

  1. La première étape est celle de l'idéalisme où la personne a un très haut niveau d'énergie, où elle est remplie d'ambition, d'idéaux et d'objectifs très élevés. Elle se consacre entièrement à l'organisation qui l'emploie. Même si son travail est extrêmement exigeant et que les conditions dans lesquelles elle l'effectue ne sont pas nécessairement favorables, elle y investira quand même tout son temps et toute son énergie. 
  2. La seconde, celle du plafonnement, ou plateau, est le moment où la personne se rend compte que, malgré ses efforts constants, les résultats atteints ne sont pas à la hauteur de ses attentes. L'organisation exige toujours plus d'elle. Ses efforts ne sont pas reconnus. En réponse à ce constat, la personne redoublera d'ardeur; elle se mettra à travailler le soir et les fins de semaines pour répondre aux exigences de son travail. 
  3. L'étape suivante, celle de la désillusion, est celle où la personne est fatiguée, déçue. Les attentes de l'organisation sont démesurées et la reconnaissance se fait encore attendre. Elle ne pourra jamais y arriver. Elle devient alors impatiente, irritable et cynique. C'est une période de frustration où certains vont commencer à consommer des stimulants pour fonctionner et des somnifères pour dormir. 
  4. Enfin survient la démoralisation. « Au bout de son rouleau », la personne perd tout intérêt à son travail et à son entourage. Elle a brûlé toutes ses réserves; elle ressent un fort sentiment de découragement, elle n'est plus capable de travailler. C'est le burnout...

Vous vous reconnaissez dans cette description ? Moi aussi .... Pour le moment je suis sur le 3ème niveau et à l'inverse des habitudes geek/gamer je n'ai pas vraiment envie de "level up".

Et tout le reste .... 

Comme le burnout va aussi impacter le reste de sa vie personnelle, il y a des jours où j'ai envie : 

  • de laisser tomber la maison, sa multitude de travaux à prévoir et faire, son entretien intérieur / extérieur...  
  • de partir en vacances même sans vacances ...
  • de faire tout et n'importe quoi pour récupérer de l'argent, le nerf de la guerre pour se libérer d'une épée de damoclès se baladant au dessus de la tête (surtout quand on a une maison cf point 1)...
  • de devenir égoïste, ne plus se soucier de la famille ou d'autrui pour penser surtout à moi 
  • de changer tout simplement 

Le seul à passer entre les gouttes (ou presque) est finalement mon +1 même s'il ramène à la maison une pizza au thon et poivrons dont j'ai horreur (tu croyais pas t'en sortir si facilement hein ?) ...parce qu'au fond de moi je sais qu'à deux on peut trouver des solutions ... ou tout plaquer à deux soyons fous ! 

Plus envie de cuisiner, plus envie de manger (ah par contre boire de l'alcool oui), plus envie de voir les "gens" juste envie de rester sous la couette ou de prendre un sac avec quelques vêtements, quelques billets et la CB et sauter dans la voiture et rouler sans but... mais bon sinon on le fait à la Dany Boon "Je vais bien tout va bien" en sautillant et chantonnant comme il le faut (direction Youtube pour ceux qui ne connaissent pas ce sketch)

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Publié dans Vie de Geek

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Mael 19/04/2012 09:15

C'est sûr que je ferais pas ça tous les jours. Mais j'avais besoin de me défouler, et c'était plutôt réussi à ce niveau là !

Mael 18/04/2012 14:40

Je me suis tapé une traversée dans le genre pendant 6 mois, je commence à sortir la tête de mon trou.
A un moment c'est la santé qui importe. L'argent ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval, surtout en ce moment, mais quand on a des ressources (compétences, personnalité, imagination...), on a
pas à s'en faire pour l'avenir. C'est pour ça que j'ai fini par lever carrément les 2 pieds.
Je n'en fait pas plus que ce que mes limites me permettent, c'est à dire que dès que je ressens un des stimuli négatifs qui m'on poussé à prendre des habitudes de merde, à avoir des réflexes
serviles, bref, à tout donner à la peur et au travail, eh bien je m'arrête net et je vais faire un tour.
Je vais sûrement perdre un ou deux clients dans la transition, mais c'est un prix à payer. Il est à noter que je ne gagne pas moins bien ma vie.Je suis moins submergés de tâches non rentables, l'un
dans l'autre ça s'équilibre.
Pour un employé, c'est plus drastique que ça : tu fais tes heures et c'est aux managers de s'adapter au volume de travail que tu peux fournir. Je sais quelle conséquences désagréables peuvent
pleuvoir quand on a habitué sa hiérarchie à un rythme et qu'on prétend ne plus le tenir... Tu devrais pouvoir jouer le coup avec ton statut de télétravailleuse.
On est de plus en plus nombreux autour de moi à subir une pression insupportable. Quand on est normal, on réagit en fournissant encore plus d'efforts. Mais ils ne sont jamais reconnus, ni
récompensés, valorisés, ni même payés en conséquence !
Je te souhaite de ne pas en arriver au stade 4. Tu dois bien avoir un moyen à court terme d'améliorer ton quotidien, en attendant de pouvoir penser au long terme
En tous cas on va boire des coups quand tu veux, la vie sociale ça change bien les idées aussi.

Sigma_me 18/04/2012 19:27



Merci Mael pour ton com' ça fait du bien à lire ...Et tu as raison sur pas mal de points... Bon je sais aussi que je fonctionne par cycle (non je ne parle pas de ceux menstruels là) et qu'il
suffit que les choses finissent par se remettre dans l'ordre que le stress revienne a un niveau normal et ça ira déjà mieux ... maintenant je vois aussi les limites et je sens qu'en entretien
avec le N+1 sera probablement nécessaire pour avancer (ou sauter lol)


Et pour les sorties pour boire un coup je prends ! Enfin si on peut éviter les 3.4g de la dernière fois c'est peut-être mieux pour ma santé aussi :D (mais elle avait fait du bien cette soirée
détente !)